burn out maternel : une saine lecture

Voici un très bon article de l’Express à propos du Burn Out Maternel , je ne sais pas vous les mamans, mais moi je m’y retrouve parfaitement. Sauf que moi, contrairement à la mère dont on parle, je n’ai pas fait que penser à l’accouchement sans péridurale. Je l’ai fait. 3 fois. Dont 2 dans l’eau, parce que c’est tellement meilleur et plus doux pour le bébé. Et malgré toute cette volonté d’être une mère parfaite, j’ai perdu la santé. Pourquoi ?

Moi, je suis née dans l’air, pas dans l’eau. Ma mère n’avait jamais vu de gynéco pendant sa grossesse. Je n’ai pas été allaitée parce que ce n’était pas à la mode à cette époque. Mieux, ma mère a toujours refusé de se relever la nuit pour me donner le biberon. Dès ma première nuit de vie. Mes parents jouaient très peu avec moi parce qu’ils étaient propriétaires d’un petit hôtel et que les clients les accaparaient de 7 heures du matin à minuit. Quand je faisais des bêtises, je recevais la fessée ou étais enfermée à la cave. Plus grande, je n’avais pas voie au chapitre à propos de la manière dont je serais habillée ou coiffée.
Je pense que Dolto aurait pleuré sur mon enfance…

Pourtant, quand je pense à ma mère, je sais qu’elle a été une bonne mère. Mieux, je suis convaincue que je ne lui arrive pas à la cheville.

Comment cela se fait-il ? Parce qu’elle était en paix avec elle-même, tout simplement. C’était ainsi qu’on élevait les enfants à l’époque, elle ne se posait pas plus de question. Elle avait la certitude de bien s’occuper de nous et ne devait affronter aucun doute. Et ça, ça fait toute la différence.

Je l’expérimente aujourd’hui avec mon petit troisième. Je sais que les grands sont sur la bonne voie. Je sais que la chose essentielle est d’écouter son instinct et pas les dictats psychologico-familialo-pédagogico-éducationnels. Je sais les choses sur lesquelles il ne faut pas transiger et celles sur lesquelles je peux être cool. Je sais, je suis une mère.
Mais le prix pour s’affranchir des dictats reste très cher à payer. J’en fais encore l’expérience quotidiennement avec mon aîné…

Rendre aux mères leur compétence, arrêter de les faire douter inutilement d’elles-mêmes, je pense que ce serait un beau défi pour tous les Doltos d’aujourd’hui. Vous en pensez quoi vous ?

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8 réflexions sur “burn out maternel : une saine lecture

  1. Moi je dis deux mots : stress chronique! Et a cela, j’ajoute un mot solution : résilience! Et si quelqu’un voit la résilience passer, faites-moi signe car je la cherche!!!!!

    Je suis maman a la maison, j’ai 4 enfants. Mon petit dernier Chéri n’a fait ses nuits que tout dernièrement vers l’âge de 12 mois… et il en a maintenant 15!!! Malgré que je n’aie pas a me rendre au bouloit chaque matin, je peux comprendre la détresse de ses mères. Je suis moi même 24h sur 24 dans mon milieu de travail et OUI… ca rend dingue parfois!

  2. Quand Inès est née, et au vue de ma tête, la dame qui tenait une sandwicherie où j’allais souvent m’a conseillé un bouquin de Libby Purves qui s’intitule « comment ne pas être une mère parfaite ? ». Elle bossait comme une folle, avait 4 gosse dont une gamine de 4 ans qui dormait tjs avec elle parce qu’elle était hyperactive et ne passait pas ses nuits. Je crois que ce livre était un bon moyen de se déculpabiliser… et moi je me suis bien amusée à le lire.
    Bizz

  3. Merci pour ce joli post, tellement vrai!
    J’essaye moi aussi d’être coooool, et quand je stresse, de suivre mon instinct. C’est loin d’être gagné et ça sera pas toujours facile, mais j’essayerai de me souvenir de ta maman quand ça n’ira pas 😉

  4. Tellement vrai, j’en ai encore fait l’expérience hier. Je trouve que mon fils s’exprime très bien pour 2 ans, il compte même les objets jusqu’à 3. Et puis j’ai été à la piscine avec une amie et sa fille de 2 ans et 4 mois. Cette petite nous a quand même dit sur le parking « maman, c’est pas normal, la voiture bleue est garée à l’envers ». A 2 ans et 4 mois.
    Et d’un coup, le doute. Est-ce que je stimule assez mon fils pour la parole ? Peut-être ne devrais-je pas réagir à ses demandes tant qu’il n’a pas fait une phrase correcte. Peut-être que c’est de ma faute. Peut-être, peut-être, peut-être… Et voilà le DOUTE.
    J’étais déjà en plein travail de « prendre du recul » sur ce genre de questionnement. Ton billet va m’y aider assurément !

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