Brisons l’o(mère)ta

Ce soir, j’ai refait un petit tour de vos commentaires sur le blog. Il y a un message récurrent que les Mères me font passer : « je me reconnais dans ce que tu écris et je suis soulagée de savoir que je ne suis pas la seule mère à désespérer parfois. »

Cela me conforte dans ma démarche de partage, et cela m’interpelle aussi : si nous sommes si nombreuses à vivre ces difficultés aujourd’hui, qu’en est-il de nos mères ? Est-il possible qu’elles n’aient pas vécu les affres dans lesquelles nous nous trouvons ? Ou plus vraisemblablement, les ont-elles vécues et nous les ont-elles tues ?

J’en ai déjà parlé ici, quand j’ai dit à ma mère que j’avais créé un blog pour parler de mon Burn Out maternel, elle était réticente, presque gênée : « il ne faut pas parler de ses problèmes sur le web. Loi du silence, tabou, omerta.

Une loi du silence finalement facile à comprendre : parler de ses faiblesses, c’est prêter le flanc aux critiques faciles. A une époque où les livres d’éducation classaient sans vergogne les enfants en 3 catégories : avancés, normaux ou lents,  on comprend l’avidité des femmes à faire croire que tout allait pour le mieux derrière les vichys de leurs nurserys.

Et encore aujourd’hui, ouvrir ce blog, c’était courir le risque d’être jugée négativement. A posteriori, le fait de savoir que des mères arrivent sur ces pages et trouvent une dose de réconfort m’assure que ce risque valait la peine d’être couru, mais il était bien réel. Et probablement ne l’aurais-je pas couru si je n’avais pas lu d’autres témoignages comme celui de Stéphanie Alénou.

Le vrai phénomène n’est donc pas : de plus en plus de femmes ont de graves difficultés familiales, mais bien : de plus en plus de femmes parlent de leurs difficultés familiales. Et c’est tant mieux ! Faisons un pied de nez au repli sur soi, dialoguons, échangeons, entr’aidons nous. Brisons l’omèreta !

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4 réflexions sur “Brisons l’o(mère)ta

  1. Avec mon homme on se dit souvent une chose, en « rigolant », quand l’autre fait une connerie vis-à-vis de notre fils : « ah, je retiens ça pour l’utiliser contre toi quand on divorcera et qu’on se battra pour la garde ».

    C’est de l’humour mais malgré tout, ça résonne en moi en tâche de fond…

  2. Ah, je suis dégoutée, je t’ai laissé un message de dix pieds de long sur ton ancien blog, superzut!!! (j’espère que tu le liras quand même, trop long à recopier, mdr!!!)

    Rien de bien nouveau sous le soleil, n’est-ce pas, je suis maman de deux enfants, j’ai trente ans, et je suis en plein burn out maternel, au bout d’un an de congé parental…… :/
    Je suis en train de chercher à m’en sortir, je cherche des réponses, et, comme toi, un exutoire dans la création de mon blog (ce qui m’a permis d’atterrir devant toi, miroir mon beau miroir… 🙂 !!!)
    Je sens que je vais venir souvent…..

    • Merci pour ce message, tu me demandais dans ton autre commentaire si j’allais mieux et comment je m’y étais prise : ce blog a été mon meilleur médicamment, donc n’hésite pas, ta démarche est la bonne… et oui, aujourd’hui, je peux te dire que tous ces soucis sont derrière moi… tellement loin, d’ailleurs, qu’à me relire, j’ai parfois du mal à croire que cela a été tellement douloureux et dévastateur.
      N’hésite pas à communiquer l’adresse de ton blog, j’aimerais te lire. 🙂

  3. Pingback: … qui finit bien. | Allo Maman Burn Out

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